| Conférence de presse du 12 janvier 2010 |
| 2010-01-12 |
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Le 12 janvier 2010, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse. Jiang Yu : Bonjour à tous ! Tout d'abord, j'ai deux nouvelles à vous annoncer. Sur l'invitation du Président Hu Jintao, le Président de la République d'Autriche Heinz Fischer effectuera du 19 au 22 janvier une visite d'Etat en Chine. Et sur l'invitation du Ministre japonais des Affaires étrangères Katsuya Okada, le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi participera à la 4e Conférence des Ministres des Affaires étrangères qui se tiendra les 16 et 17 janvier à Tokyo dans le cadre du Forum sur la Coopération Asie de l'Est-Amérique latine. Maintenant, je suis prête à répondre à vos questions. Q : La RPDC a déclaré hier que les négociations sur un accord de paix seraient lancées. D'après vous, est-ce que la République de Corée doit y participer ? Deuxièmement, c'était dans quel but que la Chine a procédé au récent essai d'interception de missiles ? Cet essai était-il lié à la question de la vente d'armes par les Etats-Unis à Taiwan ? Quelles conséquences aurait-il sur la sécurité en Asie du Nord-Est ? R : Concernant votre première question, je dois vous dire que la promotion des pourparlers à six et la réalisation intégrale des objectifs fixés dans la Déclaration conjointe du 19 septembre 2005 constituent une aspiration commune de toutes les parties. La Chine est prête à travailler ensemble avec les différentes parties pour la reprise rapide des pourparlers à six. Et elle est prête à rester en contact avec les autres parties sur les questions concernées. Quant à votre deuxième question, la Chine a effectué le 11 janvier, sur son territoire, un test du système terrestre d'interception de missiles balistiques à mi-course qui a atteint les objectifs prévus. Ce test qui ne produit aucun débris orbital ne saurait constituer de menace pour la sécurité des engins spatiaux en orbite. Il s'agit d'un test de nature défensive qui ne vise aucun pays et qui s'inscrit dans la politique défensive que la Chine poursuit toujours en matière de défense nationale. La position de la Chine sur la question de la défense antimissile n'a pas changé. Q : Première question, le gouvernement australien a annoncé hier que l'affaire Stern Hu avait été transférée aux autorités judiciaires de Shanghai. Veuillez confirmer cette information. Quand les personnes en question seront-elles inculpées et quand s'ouvrira le procès ? Quels seront les chefs d'inculpation ? Deuxième question, on dit que ce matin, le site Internet Baidu a été paralysé par une attaque de hackers iraniens. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : Concernant votre première question, les services de sécurité publique de Shanghai ont terminé l'enquête sur l'affaire Rio Tinto et l'ont transférée au parquet de Shanghai pour examen. Nous avons communiqué les informations concernées à la partie australienne. Cette affaire a toujours été traitée conformément à la loi et aux procédures légales chinoises et à l'Accord consulaire entre la Chine et l'Australie, et je suis convaincue qu'elle continuera à être traitée de façon impartiale en vertu de la loi. Quant à votre deuxième question, je n'ai pas appris cette information, mais je peux vous dire que nous nous opposons toujours fermement à la criminalité sur Interne, y compris les actes de hacker. Q : Le Chef du Commandement central américain David Petraeus a annoncé avant-hier, lors d'une interview accordée à la chaîne CNN, que les Etats-Unis ont déjà élaboré un plan d'attaque contre les installations nucléaires iraniennes. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Comment la Chine réagira-t-elle si cette attaque se produit ? R : La Chine préconise toujours une solution pacifique de la question nucléaire iranienne par voie de négociations diplomatiques pour sauvegarder l'efficacité du système international de non-prolifération nucléaire et la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Nous espérons que les différentes parties concernées pourront intensifier leurs efforts diplomatiques et préserver et promouvoir le processus du dialogue pour trouver une solution globale, adéquate et de long terme à la question nucléaire iranienne. Q : Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies et l'Allemagne se réuniraient dans quelques jours pour discuter de la question nucléaire iranienne. Lors de cette réunion, les pays occidentaux pourraient proposer d'intensifier les sanctions contre l'Iran. Pourriez-vous nous dire quelles seraient les nouvelles sanctions contre l'Iran ? Quels sont vos commentaires à ce sujet ? R : Je n'ai pas, pour l'instant, d'informations précises sur la présence ou non de la Chine à la réunion des directeurs politiques des six pays. Concernant la question nucléaire iranienne, la Chine s'en tient toujours à une solution adéquate par voie de négociations diplomatiques et de dialogue. Nous estimons que les sanctions ne permettront pas de régler définitivement le problème. Q : Des experts et des officiels américains craignent d'éventuelles frictions en 2010 entre la Chine et les Etats-Unis sur les questions commerciales et les questions du Tibet et de Taiwan. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ? Deuxième question. Récemment, certains médias indiens parlent du « grignotage » par la Chine du territoire frontalier de l'Inde. Quelle est votre réaction en la matière ? R : S'agissant de votre première question, c'est vrai que ces derniers temps, les relations sino-américaines ont suscité l'attention de beaucoup de monde. Ces jours-ci, nous avons présenté à plusieurs reprises notre position solennelle sur la vente d'armes à Taiwan par les Etats-Unis. Nous exhortons fermement les Etats-Unis à se rendre compte de la gravité extrême de la vente d'armes à Taiwan, à observer scrupuleusement les principes énoncés dans les trois communiqués conjoints sino-américains, notamment du Communiqué conjoint du 17 août 1982, et à honorer effectivement leur engagement de respecter les intérêts vitaux et les préoccupations majeures de la Chine, afin de préserver et de promouvoir, par des actions concrètes, le développement sain et régulier des relations sino-américaines. Je voudrais souligner ici que le respect mutuel de la souveraineté, de l'intégrité territoriale, des intérêts vitaux et des préoccupations majeures constitue une condition primordiale pour assurer le développement régulier des relations sino-américaines. Concernant votre deuxième question, je n'ai pas vu cette information. La Chine est favorable au développement de ses relations avec l'Inde. Nous travaillons toujours, dans l'esprit de l'égalité, du bénéfice réciproque et de l'amitié, à développer notre relation d'amitié et de coopération avec l'Inde sur tous les plans. Sur la question frontalière, les deux parties ont déjà dégagé des consensus, selon lesquels les deux parties doivent œuvrer ensemble pour préserver la paix et la tranquillité dans les régions frontalières avant de trouver une solution définitive sur cette question, afin qu'elle n'affecte pas l'intérêt général de la coopération sino-indienne. La Chine est toujours fidèle à ses engagements en la matière.
Q : Ma question concerne les détenus chinois d'ethnie ouïgour de Guantanamo. Comme les Etats-Unis ont proclamé l'innocence de ces personnes, pourquoi la Chine les croit-elle toujours coupables ? Quels sont les commentaires de la Chine sur la perspective de l'accueil de certains de ces ouïgours par la Suisse ? R : La Chine s'oppose toujours à ce que ces suspects soient libérés sur le territoire américain ou transférés à un pays tiers. Elle s'oppose également à ce qu'un pays quelconque accueille ces suspects à quelque titire que ce soit. Membres du « Mouvement islamique du Turkestan oriental » qui est une organisation terroriste, ils doivent être livrés à la Chine pour qu'ils soient traités en vertu de la loi. Conformément à la résolution 1373 du Conseil de Sécurité, tous les Etats doivent, conformément au chapitre VII de la Charte des Nations Unies, refuser de donner refuge à ceux qui financent, organisent ou commettent des actes terroristes, ou à ceux qui les abritent. Tout pays, y compris la Suisse, est tenu de remplir ses devoirs internationaux. Nous espérons que la Suisse prendra pleinement conscience de la grave menace que constituent ces suspects pour sa propre sécurité et la sécurité nationale de la Chine et, partant de l'intérêt général des relations sino-suisses, prendra au sérieux les préoccupations de la partie chinoise, remplira effectivement ses devoirs internationaux et refusera d'accueillir les suspects ouïgours de Guantanamo. Q : Première question. Pourquoi la Chine n'a-t-elle pas encore décidé de participer ou non à la réunion des six sur la question nucléaire iranienne ? Deuxième question. Vous avez dit que l'essai antimissile d'hier n'a produit aucun débris spatial. Est-ce que cela signifie que les armes chinoises pourraient atteindre l'espace ? Et quels types de missiles pouvaient être interceptés lors de cet essai ? R : Sur votre première question, je ne dispose pas d'informations précises. Je vous dit seulement ce dont je suis sûre. Sur votre deuxième question, je vous ai en fait déjà donné une réponse très claire. La Chine poursuit toujours sa voie de développement pacifique et sa politique de défense nationale à caractère défensif. Si la Chine renforce sa défense nationale, c'est pour sauvegarder sa souveraineté et sa sécurité nationale et son intégrité territoriale, ce qui est, pour elle, tout à fait légitime. Les essais que nous menons sont de nature défensive et ne visent aucun pays. Ils s'inscrivent dans notre politique de défense nationale à caractère défensif. Q : La Chine a exprimé son opposition à la construction en Palestine de « murs de séparation » par Israël. Ces derniers jours, l'Egypte a construit un « mur de séparation » à la frontière de Gaza, et Israël a fait de même à la frontière israëlo-égyptienne. Quelle est l'attitude chinoise sur cette question ? R : Concernant la situation actuelle au Moyen-Orient, nous espérons que les parties concernées pourront relancer le plus tôt possible les négociations de paix. Il s'agit d'une aspiration commune de la communauté internationale. Nous espérons que les différentes parties pourront écouter les appels lancés par la communauté internationale en faveur de la paix et du dialogue, cesser tout acte susceptible d'entraver la relance des négociations, rétablir la confiance mutuelle par des mesures effectives et revenir au plus tôt sur la voie du dialogue politique et des négociations.
Q : Ma Ying-jeou visitera Honduras en passant par les Etats-Unis. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ? Selon des médias taiwanais, une entreprise taiwanaise a violé des règlements internationaux en aidant des entreprises de la partie continentale à exporter vers l'Iran des installations qui pourraient être utilisées dans l'enrichissement d'uranium. Pourriez-vous le confirmer ? R : Nous nous opposons à toute forme d'échanges et de contacts officiels entre les Etats-Unis et Taiwan. C'est une position est claire et constante. Nous demandons aux Etats-Unis d'observer scrupuleusement les principes des trois communiqués conjoints sino-américains et de traiter les questions concernées de manière prudente et adéquate. Concernant votre deuxième question, je ne dispose pas d'information en la matière. Q : Si la RPDC démarre avec les autres parties concernées les négociations de paix sur la Péninsule coréenne, quelle position adoptera la Chine ? R : La préservation de la paix et de la stabilité dans la Péninsule coréenne correspond non seulement aux intérêts de la Chine, mais aussi aux intérêts communs des diverses parties de la région. Dans le contexte actuel, nous espérons que les parties concernées pourront travailler ensemble pour redémarrer dans les meilleurs délais les pourparlers à six et faire avancer le processus de dénucléarisation de la Péninsule pour sauvegarder la paix et la stabilité sur la Péninsule. Si vous n'avez pas d'autres questions, la séance est levée. Merci de votre présence. A la prochaine. |


